La liberté est de pouvoir choisir parmi les options possibles. Est libre celui qui désire les options dont il dispose. Une personne ne désirant que partir en vacances sur la Lune ne pourra se sentir libre. Deux options apparaissent pour y remédier: d’abord rendre le voyage à la Lune possible mais cela implique l’utilisation de moyens techniques et de domination ayant souvent comme conséquence de bafouer la dignité d’autres humains ou la Nature et mon bon sens m’interdit de m’accorder la liberté de bafouer; en seconde option apparaît de revoir ses désirs par un travail intellectuel qui mène à la formulation de nouveaux désirs plus facilement accomplissables et respectueux de l’entourage.
Ne peut être libre que celui qui souhaite suivre une des options qu’il a la possibilité de suivre. La liberté ne se conquiert pas en l’arrachant à autrui mais en opérant un changement sur soi même. Deviendra libre celui qui est prêt à définir ces choix et ses désirs en accord avec la liberté d’autrui, ce qui aboutit dans la construction d’une liberté commune d’autant plus forte car confirmée réciproquement. Ceci marque la définition d’une liberté inclusive par opposition au concept exclusif traditionnel selon lequel la liberté s’achève là où commence celles des autres; une notion qui ignore le caractère synergique qui peut résulter de la mise en commun.
Qui définit ses désirs en se basant sur le respect, sera libre de choisir la voie qui lui plaît le plus et cette liberté sera approuvée par les “autres”.
A méditer…
Voir aussi: l’article de Wikipedia,
Michel Bakounine, Dieu et l’Etat (1871)
